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Marc-Aurèle Fortin ARC / RCA

Cet artiste est exposé dans laGalerie Art & Style

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Sans titre

Huile sur panneau

5.25 po x 8.25 po | 13 cm x 21 cm

Bagotville au Saguenay, 1949

Caséine sur massonite

31 po x 47 po | 79 cm x 119 cm

Près du nouveau pont

Aquarelle

11 po x 14 po | 28 cm x 36 cm

Sans titre, Maisons

Huile

7 po x 8 po | 18 cm x 20 cm

Maisons (Manière brune)

Huile

5 po x 6 po | 13 cm x 15 cm

Sans titre, circa 1936

Huile sur bois

5 po x 9 po | 13 cm x 23 cm

Voiliers en Gaspésie. Circa 1952 # 22

Huile

33 po x 33 po | 84 cm x 84 cm

Sans titre (S.S. Ryndam) #7

Aquarelle- Fusain

30 po x 40 po | 76 cm x 102 cm

Église à Ste-Rose, circa 1930

Aquarelle

11 po x 17 po | 28 cm x 43 cm

L’Anse-à-Beaufils C 1945

Aquarelle et mixte

28 po x 44 po | 71 cm x 112 cm

Scène marine (Goélettes)

Aquarelle et fusain

22 po x 28 po | 56 cm x 71 cm

Vue du port de Montréal

Aquarelle

11 po x 15 po | 28 cm x 38 cm

Scène du port, C1922

Aquarelle

14 po x 16 po | 36 cm x 41 cm

Vue du Mont-Royal, C1927

Aquarelle/crayon

13 po x 20 po | 33 cm x 51 cm

Vendu

Sans titre (Clôture blanche)

Huile sur panneau

4.75 po x 8.75 po | 12 cm x 22 cm

Vendu

Sans titre, circa 1940 (Maison jaune)

Huile sur panneau

6 po x 8 po | 15 cm x 20 cm

Vendu

Barque en Gaspésie

Caséine

24 po x 18 po | 61 cm x 46 cm

Vendu

Montreal Harbour

Aquarelle

15 po x 21 po | 38 cm x 53 cm

Vendu

Voiliers, C1952

Huile et caséine

19 po x 17 po | 48 cm x 43 cm

Vendu

Église St-Pierre Apôtre, Montreal Circa 1915

Huile

10 po x 14 po | 25 cm x 36 cm

Vendu

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Marc-Aurèle Fortin ARC / RCA

Peintre et graveur québécois, Marc-Aurèle Fortin est né le 14 mars 1888 à Sainte-Rose et est décédé le 2 mars 1970 à Macamic en Abitibi.  Dès l’âge de 15 ans, il suit des cours de dessin à l’Académie commerciale catholique de Montréal ainsi qu’à l’école du Plateau sous la direction de Ludger Larose et Edmont Dyonnet. Son père juge, ne prisant guère les velléités artistiques de son fils, l’envoie travailler dans un bureau de poste à Edmonton. Fortin n’en continue pas moins de s’adonner à sa passion et c’est dans cette ville qu’il voit naître sa carrière de peintre avec la vente d’une de ses toiles au montant de cinquante dollars, somme considérable pour l’époque. En 1909, il décide de parfaire sa formation aux États-Unis, à l’Art Institute of Chicago notamment.  De retour au Québec en 1912, il est commis dans un bureau de poste à Montréal et peint pendant ses temps libres. Il s’initie à l’aquarelle mais n’étant pas satisfait des résultats, il abandonne temporairement ce médium.  En 1919, Fortin peut enfin se consacrer à son art. Il se met à peindre des paysages ruraux et urbains, les uns mettant en valeur le côté pittoresque de la nature avec des arbres surdimensionnés, des maisons rustiques, des charrettes de foin (ses sujets de prédilection), les autres représentant souvent le port de Montréal, le quartier Hochelaga ou Sainte-Rose, son lieu de naissance. Il renoue aussi avec l’aquarelle et crée ses fameuses aquarelles « éponges ». « C’est en pratiquant dans les montagnes de Gaspésie que j’ai réussi à maîtriser l’aquarelle », dira-t-il. En 1934, il part quelques mois en Europe (France et Italie) et rapporte dans ses bagages quantité de croquis et de dessins qui témoignent d’une transformation de style. En effet, son côté lyrique a cédé le pas à l’intensité des tons et au trait plus marqué. « Tous les artistes subissent l’influence des autres pour la technique, le métier.  Mais le véritable artiste conserve sa tour d’ivoire, c’est le domaine de l’inspiration, c’est là que l’artiste va chercher ses idées sur l’art. » (Marc-Aurèle Fortin, 1969). C’est aussi à son retour au pays qu’il expérimente la manière noire « pour intensifier la relation entre l’ombre et la lumière », et la manière grise « pour décrire l’atmosphère chaude des ciels du Québec » dira-t-il. En plus de l’huile et de l’aquarelle (qu’il rehausse parfois de fusain ou de pastel), Fortin pratique aussi la gravure, le pastel et à la fin des années 1940, la peinture à la caséine (détrempe à base de lait). Fasciné par ce médium et les tons saisissants qu’il arrive à en tirer, il s’y consacre presque exclusivement jusqu’à ce que la maladie l’oblige à cesser pratiquement de peindre vers 1955.

Pendant plus de trente ans, Marc-Aurèle Fortin a parcouru le Québec pour peindre des paysages qui en incarneraient l’âme.  Artiste très créatif, il est considéré comme l’un des pionniers de l’art moderne au Québec à cause principalement de sa façon toute personnelle et originale de dépeindre la nature et de son esprit innovateur dans l’expérimentation des différentes techniques. Il a participé à de nombreuses expositions internationales et a tenu des expositions individuelles au Musée du Québec (maintenant Musée national des beaux-arts du Québec) en 1954 et à la Galerie nationale du Canada (maintenant Musée des beaux-arts du Canada) en 1963. Parmi ses prix et distinctions, mentionnons le Prix Jessie Dow de l’Art Association of Montreal (1938), une médaille de bronze à l’Exposition universelle de New York (1939) et membre associé de l’Académie royale des arts du Canada (1942). Ses œuvres se retrouvent dans plusieurs collections privées et publiques notamment celles du Musée d’art de Joliette, du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée des beaux-arts de Montréal et de l’Université de Montréal.  En 2011, le Musée national des beaux-arts du Québec présentait « Les couleurs d’un pionnier de la modernité », soit la plus imposante rétrospective consacrée à Marc-Aurèle Fortin en plus de 45 ans.